L’écriture de Byblos Découverte au Liban dans les années 1920, cette écriture apparaît sur une dizaine de fragments de bronze et de pierre datant d’environ 1800–1500 av. J.-C. Les signes, gravés de façon régulière, ressemblent à des lettres alphabétiques primitives, mais ne correspondent à aucun alphabet connu. Certains y voient un chaînon manquant entre les hiéroglyphes égyptiens et l’alphabet phénicien, ce qui en ferait un jalon crucial dans l’histoire de l’écriture. Pourtant, le corpus est trop limité – moins de 150 signes au total – pour permettre une analyse linguistique solide. Aucun texte bilingue n’existe, et la langue pourrait être un dialecte cananéen inconnu ou une forme ancienne de phénicien. Les tentatives de déchiffrement, notamment par Maurice Dunand, restent controversées et non validées. Si elle était confirmée comme proto-alphabétique, l’écriture de Byblos réécrirait l’origine de notre propre système d’écriture. Mais pour l’instant, elle demeure suspendue entre hypothèse et réalité – une série de signes familiers qui refusent de livrer leur sens, comme un alphabet fantôme hantant les origines de la littératie occidentale.
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