L’écriture crétoise hiéroglyphique

Les dix écritures anciennes les plus célèbres non déchiffrées

L’écriture crétoise hiéroglyphique Précédant le linéaire A, l’écriture crétoise hiéroglyphique fut utilisée en Crète entre 1900 et 1700 av. J.-C. Ses quelque 300 signes, souvent figuratifs (animaux, outils, corps célestes), apparaissent sur des sceaux, des disques d’argile et notamment le fameux disque de Phaistos – un objet unique orné de symboles imprimés avec des tampons mobiles, préfigurant l’imprimerie. Malgré des similarités avec le linéaire A, aucun lien clair n’a été établi. Le disque, découvert en 1908, comporte 242 signes organisés en spirale, mais son but (religieux, administratif, ludique ?) et sa langue restent inconnus. L’absence de corpus étendu – moins de 400 inscriptions au total – limite toute analyse statistique fiable. Certains chercheurs pensent qu’il s’agit d’un système mixte, combinant idéogrammes et syllabes, mais sans preuve. Cette écriture disparut avec l’émergence du linéaire A, emportant avec elle les premières tentatives d’écriture minoenne. Son mystère est amplifié par l’isolement de la Crète : une île développant plusieurs systèmes graphiques indépendants, tous muets pour nous. Le disque de Phaistos, en particulier, reste l’un des objets archéologiques les plus énigmatiques jamais trouvés.

Ajouter un Commentaire + Vote ( 1 )

...

Commentaire
( // )

Il n'y a actuellement aucun commentaire !

Ajouter un Commentaire