L’écriture de l’Indus Découverte dans les ruines de Mohenjo-daro et Harappa, l’écriture de l’Indus date d’environ 2600–1900 av. J.-C. Elle apparaît sur des milliers de sceaux en stéatite, souvent accompagnée de motifs animaux comme le « taureau unicorne ». Composée de quelque 400 signes distincts, elle est brève – rarement plus de 20 symboles par inscription – ce qui complique tout déchiffrement. Aucun texte bilingue n’a été trouvé, et la langue qu’elle encode reste inconnue ; certaines hypothèses la rattachent au dravidien ou à une langue isolée aujourd’hui disparue. Contrairement aux écritures mésopotamiennes ou égyptiennes, elle ne semble pas avoir évolué vers des formes administratives longues. Son usage a cessé avec le déclin de la civilisation de l’Indus, sans descendance claire. Malgré des tentatives assistées par intelligence artificielle, aucun consensus n’existe sur sa nature : s’agit-il d’une écriture logographique, syllabique ou même d’un simple système symbolique non linguistique ? L’écriture de l’Indus demeure l’un des plus grands mystères de l’archéologie, car elle représente une civilisation urbaine avancée qui n’a laissé aucune clé pour comprendre sa pensée.
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