L’écriture rongorongo Découverte sur l’île de Pâques au XIXe siècle, l’écriture rongorongo est gravée sur des tablettes en bois et se lit selon un système dit « boustrophédon inversé » : les lignes alternent de gauche à droite et de droite à gauche, chaque ligne étant tournée de 180°. Seules une vingtaine de tablettes authentiques subsistent, portant des glyphes stylisés représentant des oiseaux, des poissons, des visages et des symboles abstraits. Aucun locuteur traditionnel n’a survécu au contact européen, qui apporta maladies et esclavage, effaçant la transmission orale. Les missionnaires rapportèrent que seuls les prêtres et les chefs la comprenaient. Plusieurs tentatives de déchiffrement ont échoué, faute de texte bilingue ou de structure répétitive claire. Certains doutent même que ce soit une véritable écriture linguistique, la qualifiant de proto-écriture mnémotechnique. Pourtant, la régularité des séquences suggère une syntaxe. Si elle était déchiffrée, elle pourrait révéler la cosmogonie, l’histoire ou les rituels de Rapa Nui – une fenêtre unique sur une civilisation isolée qui inventa seule un système graphique complexe au milieu du Pacifique.
Ajouter un Commentaire + Vote ( 1 )...
Il n'y a actuellement aucun commentaire !