Culture de la céramique cordée Cette culture proto-indo-européenne, présente entre 2900 et 2350 av. J.-C. de la mer du Nord à la Russie, se reconnaît à sa poterie décorée d’empreintes de cordes et à ses sépultures individuelles sous tumulus. Elle est souvent associée à la diffusion des langues indo-européennes. Pourtant, elle disparaît progressivement, absorbée ou remplacée par d’autres groupes comme la culture d’Unetice. Son déclin ne résulte pas d’une catastrophe unique, mais d’une transformation sociale et technologique : arrivée du bronze, changements dans les structures familiales, nouvelles formes de pouvoir. L’absence de villes ou de textes rend difficile l’étude de son organisation. Son héritage linguistique et génétique est immense – des Indes à l’Irlande – mais sa civilisation matérielle s’évanouit sans effondrement dramatique. L’énigme réside dans ce paradoxe : une culture sans grands monuments, sans écriture, mais dont l’influence est planétaire via les langues et les gènes. Sa disparition n’est pas une fin, mais une fusion – ce qui la rend d’autant plus insaisissable pour les archéologues cherchant des ruines spectaculaires.
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