Civilisation maya classique Entre 250 et 900 ap. J.-C., les cités-États mayas du Petén (Guatemala, Belize, sud du Mexique) atteignirent un sommet artistique, astronomique et architectural. Elles développèrent une écriture hiéroglyphique complexe, un calendrier précis et des pyramides imposantes. Puis, en l’espace de deux siècles, la plupart furent abandonnées : Tikal, Calakmul, Palenque tombèrent dans l’oubli, bien avant l’arrivée des Espagnols. Les Mayas ne disparurent pas entièrement – des cités du nord comme Chichén Itzá prospérèrent plus tard – mais le cœur culturel s’éteignit. Les causes restent débattues : surexploitation des sols, guerres incessantes entre cités, sécheresses prolongées (confirmées par des analyses de sédiments), ou effondrement de la légitimité royale. Les inscriptions cessent brusquement, comme si les élites perdaient leur pouvoir sacré. Contrairement à d’autres civilisations, il n’y eut pas d’invasion extérieure évidente. L’abandon fut progressif mais irréversible. Ce déclin silencieux, sans conquête ni catastrophe unique, fascine les archéologues. La civilisation maya classique montre qu’une société hautement sophistiquée peut s’effondrer non par faiblesse, mais par excès de complexité, d’inégalité et de fragilité environnementale.
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