Les rites orphiques Associés au mythe d’Orphée, ces pratiques religieuses de la Grèce antique (VIe–IIe s. av. J.-C.) prônaient la purification de l’âme, la réincarnation et l’ascétisme. Les adeptes portaient des tablettes d’or dans leur tombe, inscrites de formules magiques pour guider l’âme dans l’au-delà. Ces lamelles, retrouvées dans des sépultures de Macédoine à la Sicile, contiennent des instructions comme : « Ne bois pas de l’eau de Léthé (l’oubli), mais celle de Mnemosyne (la mémoire). » Ce qui les rend mystérieux, c’est cette cartographie précise de l’au-delà, combinée à une morale de salut personnel – très inhabituelle dans la religion grecque classique, centrée sur la cité. Les Orphiques formaient des communautés restreintes, suivant des règles strictes (refus de la viande, chasteté). Leur influence sur Platon et le néoplatonisme est évidente, mais leurs rites initiatiques restent largement inconnus. Ces tablettes d’or sont les seuls vestiges directs d’une quête spirituelle intérieure, presque mystique, dans un monde païen dominé par le collectif.
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