Le cadran solaire d’Akhmim Découvert en Égypte et daté du IIIe siècle ap. J.-C., cet instrument astronomique complexe, souvent appelé « astrolabe planisphérique primitif », utilise des projections géométriques pour représenter le ciel sur un plan. Bien que moins sophistiqué que les astrolabes islamiques médiévaux, il montre une compréhension avancée de la sphère céleste, de la déclinaison solaire et des coordonnées équatoriales. Ce qui le rend anachronique, c’est qu’il suppose des connaissances mathématiques (trigonométrie sphérique) attribuées plus tard aux Grecs byzantins ou aux savants arabes. Les Ptolémée et Hipparque avaient théorisé ces concepts, mais peu d’instruments physiques en subsistent. Le cadran d’Akhmim prouve que ces théories étaient appliquées concrètement dès l’Antiquité tardive. Il illustre une continuité du savoir astronomique gréco-romain, souvent sous-estimée, et rappelle que certaines « inventions médiévales » sont en réalité des redécouvertes de technologies antiques tombées en désuétude après l’effondrement de l’Empire romain.
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