La machine d’Anticythère Découverte en 1901 dans une épave grecque datant d’environ 60 av. J.-C., cette mécanique en bronze composée de plus de 30 engrenages miniatures permettait de calculer les positions du Soleil, de la Lune, des planètes visibles, ainsi que les dates des Jeux olympiques et des éclipses. Rien de comparable n’apparaît avant les horloges astronomiques européennes du XIVe siècle. Son niveau de sophistication mécanique – incluant des engrenages différentiels – suggère une tradition d’ingénierie perdue. Des scans à rayons X et modélisations 3D ont confirmé son fonctionnement précis. Pourtant, aucun texte antique ne décrit un tel appareil, et aucune autre pièce similaire n’a été retrouvée. Cet « ordinateur analogique » antique trouble non par son origine douteuse, mais par ce qu’il implique : une connaissance mathématique et mécanique bien plus avancée qu’on ne le croyait chez les Grecs, peut-être héritée de Babyloniens ou développée indépendamment, puis oubliée pendant plus de mille ans.
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