Les piles de Bagdad Ces objets, découverts près de Bagdad en 1936 et datés de la période parthe ou sassanide (entre 250 av. J.-C. et 250 ap. J.-.C.), consistent en des cylindres de terre cuite contenant un tube de cuivre et une tige de fer. Remplis de vinaigre ou de jus de raisin, ils produisent une faible tension électrique (0,5 à 1,5 volt). Certains chercheurs y voient des batteries primitives, utilisées peut-être pour la galvanoplastie ou des expériences médicales. Mais aucune trace de fils, d’électrodes ou d’objets dorés de l’époque n’a été trouvée pour étayer cette hypothèse. La majorité des archéologues pensent qu’il s’agissait de rouleaux pour stocker des documents sacrés, le fer et le cuivre servant à protéger des parchemins aujourd’hui disparus. Pourtant, l’idée qu’une civilisation ancienne ait maîtrisé l’électricité – fût-ce de façon rudimentaire – trouble profondément notre vision du progrès technique. Même si leur usage électrique reste spéculatif, ces « piles » symbolisent la possibilité que des savoirs anciens aient été perdus, laissant derrière eux des indices ambigus que nous peinons à interpréter.
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